Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le Monde merveilleux du caca La culture c'est aussi des oeuvres inavouées...

La Dégénérescence Neuronal du Big Four of Thrash (inspiré de faits réels)

Mr. Blonde
La Dégénérescence Neuronal du Big Four of Thrash (inspiré de faits réels)

C'est officiel, le royaume du thrash metal va mal, ou en tout cas ne marche sur la tête.

Le Baron Metallica roupille d'un sommeil de plomb dans son obscure citadelle cradingue et ce depuis un petit moment sans avoir l'air de vouloir écourter sa sieste d'une quelconque façon.

Juxtaposée à la citadelle du trash metal se trouve le donjon des tueurs, siège de Slayer, la confrérie des princes noirs du trash. Les bougres se démènent depuis leurs origines pour proposer une autre alternative à la domination hégémonique de Metallica.

Sur le flanc de la citadelle du trash metal, le pugnace Megadeth tente l'ascension de l'édifice depuis sa tumultueuse apparition. C'est une vengeance personnelle qui le pousse à poursuivre son fol objectif, mettre à bas Metallica et ainsi devenir baron à la place du baron.

Enfin, entre les deux tours, assis au beau milieu des tourbières qui forment la majeure partie du royaume du trash metal se trouvent les braves camarades d'Anthrax. Petite secte de compagnons, les fameux bonshommes sont un peu les curieux outsiders du royaume. La populace a la fâcheuse tendance d'ignorer la secte des braves camarades mais les trasheux d'Anthrax semblent bien s'en accommoder.

Tout semblait stable et fait pour durer ainsi mais le paradis du trash a rapidement pris un air d'enfer. Le baron ne pris jamais la peine de se réveiller et c'est bien regrettable puisqu'il aurait assisté à un curieux spectacle. A la fin de l'an 2015 les membres de la confrérie Slayer organisaient une petite sauterie au sommet de leur donjon. Suite à l'ingestion de quantités non recommandables de boissons alcoolisées, les princes noirs chutèrent du toit de leur antre comme s'ils ne formaient qu'un seul corps. Les Slayers se retrouvèrent ainsi tous coincés devant la porte de leur demeure, sans clés pour ouvrir la porte ni cachets pour dessouler. Une bien triste histoire à laquelle Megadeth n'accordât qu'une courte attention, son ascension s'accélérait et fut bientôt fulgurante. Le sommet était proche, peut-être plus que jamais et Metallica était incapable de protéger son domaine. La révolution était-elle proche ? Megadeth allait-il triompher de son ennemi héréditaire et ainsi instaurer sa dystopie ? Nul ne le sait. Ce dont on est sûr c'est qu'Anthrax ne vit strictement rien de tout ceci, trop occupé qu'il était à composer sa nouvelle mélodie des tourbières.

Quittons un moment la version romancée et passons à la partie fait réels de l'histoire. En octobre dernier le groupe Slayer sortait un nouvel album nommé Repentless. Un disque à la gestation difficile, Jeff Hanneman, membre fondateur du groupe étant maintenant décédé depuis quelques années notamment à cause d'une fasciite nécrosante (Pour ceux qui ne connaissent pas, cherchez sur Google, vous verrez c'est assez sympathique). Ceci n'a cependant pas arrêté les autres membres qui, envers et contre tout ont achevé six longues années de travail pour obtenir leur nouvel album, la renaissance de Slayer comme on nous l'avait annoncé. La déchéance de Slayer comme il nous est vraiment arrivé. Pourtant mes attentes étaient relativement faibles (aussi faibles qu'elles pouvaient l'être quand il s'agit de Slayer) mais la déception était néanmoins au rendez-vous, (probablement mon seul rencard à être arrivé chaque fois à l'heure) à tel point que le terme de douche froide trouve peut-être ici son meilleur exemple depuis TDKR. Car oui, en définitive l'album est mou et quelconque, pas inaudible et parfois même relativement plaisant mais globalement le tout reste l'album le plus faible que les bougres aient composé depuis leur création.
Avec Metallica en état de mort cérébrale depuis cinq ans (de toute façon ils se font encore des couilles en or avec le merchandising et les concerts) et Slayer enfermé hors de son donjon sans clés le trône du thrash metal semblait vaquant, du moins jusqu'à ce que Dave Mustein et ses potes ne sortent Dystopia.
Si l'album n'est sortit que depuis quelques temps celui-ci s'impose déjà comme ce qui est peut-être le meilleur disque de Megadeth depuis Rust in Peace. (donc l'un des meilleurs de Megadeth)
De là à dire qu'on tient le nouveau grand maître du thrash il n'y a qu'un pas que je ne me Ne me risquerais pas à franchir.
Après tout Slayer peut encore remonter la pente tel que l'avait fait Marilyn Manson ou Helloween (même si dans le cas de Repentless il vaudrait mieux parler de gouffre sans fond) et par une quelconque intervention divine, Metallica pourrait miraculeusement s'éveiller et pondre un nouveau chef-d' oeuvre. (J'ai bien dit miraculeusement) Et qui sait, Anthrax pourrait faire exploser sa côte de popularité et devenir le nouveau champion du trash même si For All Kings est finalement plutôt mineur.

Cependant le Thrash Metal ne se limite pas au Big Four et même si certains se laissent aller au désespoir après l'échec artistique de Repentless il reste toujours de quoi assouvir sa soif de musique métallique de type poubellière (parce qu'en anglais trash ça veut dire poubelle et du coups ça fait un jeu de mot... Voilà voilà) en cherchant dans d'autres groupes plus ou moins connus voir même en testant d'autres genres. (Si vous rêviez de vous mettre au NSBM d'Amérique du Sud c'est le moment ou jamais !)

Commentaires