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Le Monde merveilleux du caca La culture c'est aussi des oeuvres inavouées...

2015... C'était de la merde ?

Mr. Blonde
2015... C'était de la merde ?

Note : Cet article était sensé paraitre en tout début d'année 2016 mais comme j'ai une fâcheuse tendance à prendre un retard avec mes articles équivalent à celui de James Cameron avec ses films, il n'arrive que maintenant. Enfin vous savez ce qu'on dit, mieux vaut Tartare que Boursin ! (Ce jeu de mot moisi à base placement produit était totalement incohérent et gratuit.)

L'année s'achève ici... Alors que le commun des mortels se vautre avec insouciance dans l'alcoolisme et dans les petits fours (et les petites crises de foie qui vont avec) j'ai décidé de dresser un petit bilan de l'année cinématographique 2015. (oui pour un mec qui n'a parlé que de deux films dans l'année ça fait un peu foutage de tronche, mais rien ne vous empêche d'aller voir ailleurs si j'y suis, et je n'y suis probablement pas) Vu le peu d'articles que j'ai posté cette année je pense que faire des tops et des flops serait un peu foireux et pas particulièrement constructif, donc à la place je vais faire un bilan très très très (très très très très très) général des films sortis cette année que ce soit au ciné ou en direct to DVD, et comme j'aime bien écrire des conneries je vais inaugurer ma propre cérémonie de remise de prix avec les zawards récompensant les trucs moisis vu dans les films cette année. Et puis comme j'aime bien jouer à madame Irma à la bourre on va tenter une ou deux petites prédictions pour 2016. (je vois... Je vois... Que Les Huit Salopards sera un bon film !)

Alors en avant donc pour ce bilan général en commençant par du léger avec les zawards.

Et pour cette première cérémonie totalement torchée à la pisse et à peine préparée je vous demande de bien vouloir accueillir votre maître de cérémonie... Bah heu... Moi. En même temps c'est de l'écrit alors fallait pas vraiment s'attendre à une guest-star... Enfin bref c'est donc encore moi, moi et moi qui vais vous présenter toutes ces catégories inaugurées par moi, avec des films choisis par moi, c'est partit !

Avant de se lancer dans la lecture des récompenses il convient de signaler que je n'ai pas eu l'occasion de voir des films au fort potentiel foireux qui n'apparaitrons par conséquent pas ici... Signalons Pixels, Les Nouvelles Aventures d'Aladdin et Fifty Shades of Grey. (enfin celui là je sais que je vais pas pouvoir y couper bien longtemps...)

- L'award de l'acteur qui avait vraiment besoin de bouffer revient à... Sam Rockwell dans Poltergeist et Michael Douglas dans Ant-man !

C'est bien connu dans le monde du mauvais cinéma il y'a toujours un pauvre bon acteur paumé qui était là pour payer ses impôts, ou à qui on a honteusement menti pour l'embrigader dans un projet foireux. Avec les deux acteurs récompensés ici on a le droit aux deux cas de figure.

Sérieusement, n'allez pas me faire croire que Michael Douglas a accepté de jouer dans Ant-man pour autre chose que le colossal chèque qu'on lui a proposé pour son rôle d'Hank Pim sous antidépresseurs à des lieux de la profondeur du personnage des comics qui on le rappelle sous ses dehors de vaillant scientifique rigolard fait preuve d'une violence envers sa femme particulièrement glaçante, il est ici réduit à un rôle d'une platitude affligeante (bon comme les deux tiers des personnages des films Marvel) ce qui nous donne un résultat particulièrement gênant... Surtout quand c'est ce pauvre Michael Douglas qui incarne un tel foirage.

Pour ce qui est de Sam Rockwell je dois bien admettre que j'ai été extrêmement navré de voir cet acteur pour lequel j'ai une sympathie absolue paumé dans un tel navet. Honnêtement j'ai passé tout le film à imaginer les pensés de Sam (oui je l'appelle Sam, c'est mon pote ok foutez moi la paix !) et selon moi le bougre a dû penser au suicide au moins deux cent quarante fois pendant le tournage. En fait plutôt qu'un long discours plein de haine (ne vous inquiétez pas le film y aura le droit) je résumerai tout en disant que j'ai préféré voir Sam Rockwell dans le film Drôles de dames que dans le remake de Poltergeist ! Oui c'est à ce point !

- L'award du projet le plus foireux revient à... Ant-man !

Oui je sais on va dire que je tire sur l'ambulance, mais bon en même temps comment ne pas être subjugué par l'idée de Marvel d'adapter le comics Ant-man ?

Parmi tous les super-héros existants était-ce vraiment nécessaire d'adapter celui là ? J'espère au moins que ce film permettra de faire fermer leur claque-merde à tout les pignoufs persuadés d'être très malins en répétant à tort et à travers qu'Aquaman est le plus mauvais super héros du monde sous prétexte qu'il parle aux poissons. (vous ferez moins les marioles après vous être pris un grand blanc au cul !) C'est d'autant plus rageant quand on sait que d'autres personnages de comics bien plus intéressants n'ont toujours pas eu le droit à une adaptation. (Oui je parle du Surfeur d'Argent et non Les Quatre Fantastiques et le Surfeur d'Argent ne compte pas !)

- L'award de la plus grosse erreur de casting revient à... à peu près tout le monde dans Terminator Genysis !

Allez une nouvelle cible à dégommer ! Le dernier épisode de la franchise Terminator fut assurément le canard boiteux des revival sortis cette année et c'est en partie (mais alors vraiment en partie parce que tout schlingue sévèrement dans ce film !) dû aux choix de casting particulièrement étranges du film. C'est bien simple aucun acteur ne correspond physiquement ou en terme de présence à son rôle. Pas besoin d'épiloguer sur le cas Jai Courtney qui est un peu une erreur de casting à lui tout seul (coucou Die Hard 5) avec ses expressions dignes d'une choucroute mal cuite et son charisme de chaise Ikea, à croire que Warner a fait exprès de le caster dans le rôle de Captain Boomerang pour le futur Suicide Squad. Pour Emilia Clarke ce n'est pas tant un problème de jeu d'acteur que de physique, on rappelle que le personnage est supposé être plus entraîné et plus expérimenté que dans le premier Terminator, or Emilia Clarke et sa bouille de bébé donnent clairement l'impression d'avoir à faire à un genre de petite sœur bien pomponnée de Linda Hamilton. Pour donner un comparatif c'est un peu comme si on faisait un biopic sur Susan Boyle (calme toi Nux c'est juste un exemple) et qu'on castait Mia Wasikowska pour le rôle, le talent est là mais la cohérence visuelle s'est fait la malle. Jason Clarke, malgré son bon jeu d'acteur n'a pas non plus la prestance ou l'allure du sauveur de l'humanité qu'est supposé être John Connor. (et en plus le personnage est écrit n'importe comment !) Schwarzenegger quand à lui revient pour un rôle madeleine de Proust (et sachez qu'ici on gerbe sur Proust !) plutôt incohérent avec sa rigidité de machine ultra forcée et pas convaincante pour deux sous, l'ex Gouvernator essaye tant bien que mal de surmonter les énormes lacunes d'un script torché à la truelle sous le regard bienveillant du nouveau tâcheron en chef Alan Taylore sans jamais y parvenir. Finalement les deux seuls à tirer leur épingle du jeu sont J.K Simmons dans un rôle tertiaire inutile mais indispensable ne serait-ce que pour la gueule unique de l'acteur et bien sûr l'excellentissime acteur sud coréen Byung-hun Lee jouant un T1000 malheureusement bien absent, à croire que les responsables de cette mascarade ont volontairement fait en sorte que le film n'ait aucune chance d'avoir ne serait-ce qu'un peu de qualité...

L'award du film qui a fait un gros four et que c'est bien fait pour sa gueule revient à... Les 4 Fantastiques !

Décidemment 2015 fut une année de merde pour les super-héros et la SF. Heureusement le monde du cinéma se montre parfois juste, (profitez-en bien c'est rare) la preuve avec l'échec bien mérité des 4 Fantastiques. Pour un budget de cent vingt deux millions de dollars faire seulement cent soixante de bénéfice c'est un peu la catastrophe vu qu'il faut également compter la campagne publicitaire qui coûte bien souvent plus que trois dollars et un paquet de smarties. Autant dire qu'avec ça on est en droit d'espérer que les 4 Fantastiques soient enfin laissés en paix. (enfin moi je dit surtout ça pour le Docteur Fatalis vu qu'à part lui et quelques autres méchants je peux pas blairer les quatre abrutis costumés et leur univers que ce soit en comics ou en dessin animé d'ailleurs)

J'aurais bien ajouté à cette catégorie l'étronifiant Terminator Genisys dont j'ai déjà parlé mais étant donné que les recettes mondiales ont clairement sauvé le film on est bien obligé d'admettre que la nécromancie pratiqué sur l'œuvre de Cameron n'a peut-être pas dit son dernier mot...

L'award du film qui a bien marché et que du coup on va se manger des suites au coin de la tronche reviens à... Poltergeist !

Si il y'a bien un nom qui risque de souvent revenir dans ces récompenses c'est celui-là ! Pourtant il y'aura eu des pelletées de films d'horreur foireux cette année mais celui-là a un goût particulier, non seulement c'est un remake d'un classique du genre ce qui n'aide souvent pas à digérer un tel échec artistique, mais en plus le film s'est parfaitement rentabilisé. C'est un peu le problème (ou la qualité c'est selon la tronche du film) avec les films d'horreur, leur budget est souvent ridicule et donc rapidement comblé par les recettes même si le film est un navet, pas étonnant donc que l'on trouve de nombreux films d'horreur dans la liste des films les plus rentables. Pour contrebalancer mon pessimisme on peut toujours se consoler en se disant que jusqu'ici les remakes de films d'horreurs peu importe leur succès n'ont que très rarement engendré des suites, parfois c'était pas mal (le Halloween 2 de Rob Zombie) et parfois ça envoyait bien du caca dans le ventilo. (La Colline à des yeux 2 de Martin Weisz)

L'award de l'acteur qui à l'air de se faire chier comme un rat mort mais qui s'en fout parce que tout ce qu'il veut c'est son salaire (et on le comprend) reviens à... Keanu Reeves dans Knock Knock !

Vous pensiez qu'il échapperait à ma verbe vengeresse ? Eh bah non ! Rien à foutre de lui avoir déjà tiré dessus dans un précédent article j'en remet une couche ! Je n'aime déjà pas particulièrement Keanu Reeves (même si au passage John Wick était très sympa et surtout très lisible ce qui est une qualité trop rare dans le milieu des films d'actions modernes) mais quand il joue dans un film d'Eli Roth, réalisateur pas particulièrement réputé pour ses talents de directeur d'acteur forcément le tout ne risquait pas de faire des étincelles. Du coup j'appréhende un peu la présence de l'homme loutre au casting de The Neon Demon, d'autant plus qu'il est à priori le seul personnage masculin vraiment important et qu'il va vraiment devoir assurer pour ne passer pour un con à côté de Elle Fanning et Christina Hendricks, on a quand-même le droit à un demi espoir vu que le sieur Nicolas Winding Refn a jusqu'ici donné des performances d'acteurs bien impressionnantes, que ce soit Tom Hardy dans le génialissime Bronson ou Mads Mikkelsen dans Pusher 2 et Le Guerrier Silencieux. (bon de toute façon trouvez moi un film ou Mads Mikkelsen est mauvais...)

2015... C'était de la merde ?

L'award de la bande annonce la plus atroce reviens à... Entre amis !

Un peu de légèreté vu qu'ici on va parler de comédie franchouillarde comme la nation de Bernard Tapie les apprécie tant !

Pour la petite anecdote j'étais allé voir deux films à la suite au cinoche, l'assez moisi Dark Places et le très bon Lost River. Seulement avant un film on se tape imparablement plein de pubs et deux ou trois bandes-annonces plus (rarement) ou moins (souvent) intéressantes, hors les cinémas projettent les mêmes enchainements de bandes-annonces et autres publicités pour une semaine. Alors forcément quand on vous passe deux fois une bande-annonce avant chaque séance et que vous avez l'idée lumineuse de vous farcir deux films autant vous dire que les envies de meurtres arrivent bien vite. Les trailers d'Entre amis étant en plus de catégorie méga lourdingues, type bah... de comédie pas drôle où les meilleurs gags (ou les moins faisandés) s'accumulent et ne font rire personne, d'autant plus qu'elle m'avait paru interminable alors qu'elle dure environ deux minutes trente. Je sais bien qu'on dit qu'il ne faut pas juger un film à sa bande-annonce et c'est totalement vrai puisque sinon The Dark Knight Rises serait un bon film mais le but d'un trailer c'est quand-même de donner envie aux gens d'aller voir le film et pas de leur donner envie d'équarrir leur voisin.

L'award du film qu'on savait que ça allait être pourave mais qu'en fait c'était bien pire reviens à... Poltergeist !

Tiens encore lui ! Décidemment je ne me lasse pas de chanter ma haine contre ce film. Il ne partait pourtant pas gagnant avec ses trailer bien moisis typés Paranormal Activity et son esthétique... Bah Paranormal Activity aussi ! Et pourtant le film a réussi à être encore plus mauvais que ses illustres modèles ! Ce qui le fait à ce point sortir de la masse de films horrifiques pourraves, c'est d'une part le nom de Poltergeist, un classique des années quatre vingt produit par tonton Spielberg et d'autre part la moisissitude encore plus hardcore dont fait preuve le film ! On ne va pas épiloguer vu que le bougre va encore passer à table plus tard.

2015... C'était de la merde ?

L'award du film qui nous prend vraiment pour des cons et qui du coup explicite tout reviens à... The Green Inferno !

Oui je me confesse, fut un temps j'aimais bien les cannibales flicks, ces films au bon gout certain où un groupe de touristes/journalistes/connards se paument dans la jungle et finissent par se faire bouffer de manière somme toute déplaisante par une tribu d'autochtone sur-jouant les indigènes rigolards. Sans épiloguer sur le genre (qui sait, un futur article s'en chargera peut-être...) disons qu'en règle générale les films de ce genre tentent de faire passer un message, le plus souvent que les méchants touristes/journalistes/connards sont en fait bien plus vilains que les indigènes affamés. Dans The Green Inferno Eli Roth (oui encore lui mais j'y peux rien si ses films ont des problèmes !) tente de faire passer un message assez similaire à celui de ses deux Hostel, "les jeunes riches c'est vraiment des pitits cons pas gentils", les personnages sont tellement insupportables que peu importe leurs motivations (ici la gloire que leur mission écolo pourrait leur apporter) on ne désire qu'une chose, les voir se faire démembrer, lentement et douloureusement de préférence, par les fieffés gredins de la jungle. Au bout d'un moment le public est tellement dans la team cannibale qu'on peut commencer à se dire qu'il y'a comme un problème. (Malgré toutes les horreurs dont faisaient preuve les journaleux dans Cannibal Holocaust, les indigènes étaient toujours traités comme une menace, permettant ainsi d'éviter un début de manichéisme un peu gênant)

L'award du film qui nous prends vraiment pour des cons et qui du coup nous méprise reviens à... Youth !

Non je ne vais pas voir que des films de genres, il m'arrive d'aller voir des comédies (enfin moins depuis quelques temps), des drames et donc du film d'auteur... Mais si le film d'auteur, vous savez ces films qu'on considère comme méga prétentieux qui en font des tonnes et qui affichent sans vergogne leur arrogance absolue. Et bien pour le coup vous ne pouviez pas avoir plus raison.

Pourtant dieu sait que le film me tentait bien avec son casting de fou furieux, son esthétique ultra soignée et les plutôt bonnes répliques de la bande-annonce, mais non ! Paolo Sorrentino a décidé de coller le plus possible à la sale image que le cinéma d'auteur se trimballe. Le film est blindé d'un nombre de messages et de thématiques complètement hallucinants. Et encore si on avait affaire à des thèmes faciles et rapides à aborder je vous dirais pas de soucis, sauf que non, on nous parle de la vie, de la mort, de l'art, de la mémoire, des relations parents enfants, de l'amour, de la jeunesse, de la vieillesse, de l'obsession, de la rédemption, de la solitude, de la taxidermie et de la géopolitique du Burkina Faso. Pour un film d'à peine deux heures c'est beaucoup trop, rien n'est creusé et les réactions des personnages n'ont aucun sens. On sent clairement que le tout s'adresse à une pseudo élite, la seule capable de comprendre tout les tenants et aboutissants du film ce qui n'est pas aidé par l'esthétique qui fait finalement plus pub de shampooing qu'autre chose, en bref un beaucoup d'idées... Pour quasiment que dalle.

L'award du film qui a plein de messages dans les interviews mais qui en a vachement moins dans le film reviens à... Knock Knock !

Et là vous savez quoi, je ne vais rien ajouter, référez vous à mon article pour plus de précisions et... C'est tout !

L'award du film que j'ai pas vu parce que bon faut pas déconner non plus revient à... Les nouvelles aventures d'Aladdin !

Parce que bon même ma tolérance à la douleur à ses limites. Si il y'a bien un genre qui ces dernières années a eu tendance à de plus en plus puer sévèrement le renfermé c'est sans conteste la comédie et plus encore la comédie française, (mais nan pas le théâtre, abruti !) il suffit de regarder les dernières sorties en la matière pour être proprement affligé par le bousin, les mêmes acteurs pas drôles, les mêmes scénars pas drôles non plus, bref la comédie va mal et au vu des deux mastodontes du genre qui se profilent (oui oui Les Visiteurs 3 et Camping 3, c'est vous que je regarde) ça ne va pas aller en s'arrangeant. Honnêtement d'un côté je regrette presque d'avoir loupé ce que pas mal de gens considèrent comme le plus mauvais film de l'année, juste pour pouvoir me faire mon avis... enfin d'un autre côté les comédies pourries arrivent avec une telle régularité sur nos écrans que j'aurait presque tendance à être lassé de les anéantir avec la même régularité.

L'award de la plus grosse déception reviens à... Sicario !

Ils auront été nombreux à concourir pour cette place, que ce soit du gros blockbuster comme Star Wars 7 ou Avengers 2 (non Terminator Genisys n'est pas une déception vu qu'il puait méchamment la défaite la plus crasse avant même d'avoir atteint les écrans, du coup il pouvait être au mieux une bonne surprise et au pire... Bah heu, ce truc quoi !) ou du film un peu plus auteur à comme Youth.

Seulement parmi toutes les cinglantes déceptions qui auront jalonné cette année l'une d'elle a un goût particulièrement amer. J'avais placé énormément d'attentes en Sicario et je n'avais à vrai dire aucun doute dans le fait que le film serait excellent. Denis Villeneuve le réalisateur de l'un de mes meilleur film de 2012 (Prisonners, pour ceux qui ne l'ont pas vu foncez) derrière la caméra, un casting bien classe avec Emily Blunt et surtout Benicio Fucking del Toro ! (non pas Josh Brolin, le monsieur ultra monolithique qui ferait passer Ben Affleck et Christian Bale pour deux sosies de Jim Carrey, le monsieur qui a été choisi pour remplacer Clive Owen dans le deuxième Sin City ce qui est une aberration vu qu'on est pas censé remplacer un acteur par un autre acteur plus mauvais et le monsieur qui ne joue bien que chez les frères Coen) Et là c'est le drame, alors oui la photographie est méga classe et oui Denis Villeneuve a de bonnes idées, sauf que le film s'avère être finalement très quelconque, je ne comprends toujours pas ce qui a pu attirer un réal aussi talentueux sur un projet aussi inintéressant. On affaire à un film sur le traffic de drogue et les cartels avec Benicio del Toro numéros deux mille huit cent soixante treize. Aucune originalité, aucune subtilité, les personnages sont tous inintéressants et les différents acteurs, sans être mauvais ont tous déjà prouvé qu'ils étaient capables de bien mieux. Ce qui m'énerve le plus c'est à quel point le film a le cul entre deux chaises, tout du long on a affaire à un film qui se veut ultra réaliste avant de terminer sur un dernier acte bourrinos digne de Commando (oui oui le film avec Schwarzy qui démonte tout ce qui bouge au lance missile) où super del Toro anéanti le Cartel à lui tout seul armé d'un pauvre pistolet silencieux, le tout sans la moindre égratignure avant d'achever le parrain sur fond de vengeance avec pseudo twist inclus alors que n'importe quel guignolo ayant ne serait-ce qu'un peu de jugeote a déjà tout compris. Si le film n'est pas une daube absolue il est au mieux très moyen et surtout franchement décevant. Si vous voulez voir un bon film réaliste sur le trafic de drogue matez plutôt Traffic de Steven Soderbergh (avec Benicio del Toro) et si vous voulez un bon film délirant sur le trafic de drogue rabattez vous sur Savages d'Oliver Stone. (avec Benicio del Toro)

En tout cas moi qui étais confiant pour Blade Runner 2, on peut dire que j'ai perdu de mon assurance.

Et enfin l'award du gros bousin intergalactique reviens à... Poltergeist !

Parce que oui, parmi tout ce qu'il y'a eu de mauvais cette année, ce film se place sans peine au sommet du panier jusqu'à s'asseoir sur le couvercle et regarder avec mépris tous les autres foirages. Le fait que ce soit un remake le rend encore plus infâme surtout quand on tente de faire passer des morales aussi atrocement méprisables. (entre le papa et sa bouteille d'alcool et la gamine et sa console de jeu croyez moi qu'on a vite tendance à se frapper la tête par terre)

En bref je pense qu'il est grand temps de laisser les classiques de l'horreur tranquilles, en tout cas tant que c'est pour nous pondre des bouses pareilles. De ce fait non seulement Poltergeist version 2015 se hisse à la place de pire étron filmique de l'année mais en plus il mérite le titre de plus mauvais remake d'un classique de l'horreur depuis celui des Griffes de la Nuit, en bref pour cette première année on est tombé sur un sacré winner !

2015... C'était de la merde ?

Les Zawards ont maintenant tous été rendus. Le caca ayant été classifié comme il le faut nous allons à présent pouvoir passer à du un peu plus sérieux.


Cette année cinématographique n'aura pas été de tout repos, déjà juste en regardant les films prévus en début d'année il y'avait de quoi avoir le tournis, un nouveau Iñárritu (que je ne connaissait à l'époque que pour 21 grammes et que je connais maintenant pour 21 grammes et Birdman), un film de Burton, un Tsui Hark, un Spielberg, un del Toro, moult revival de licences cultes... En bref une année bien chargée, pourtant on a pu entendre un peu partout que l'année ciné a été particulièrement médiocre, cumulant moult déceptions et moult films puants par la même occasion.

Finalement cette année fut-elle si caca beurk ?

Alors oui... Et non...

Comment ça cette réponse est merdique ? C'est bon, attends un peu jeune connard ! J'allais tout développer !

Cette année il y'a donc du bon et du caca.

Je crois que tout le monde est d'accord, les blockbusters de 2015 étaient loin d'êtres glorieux. Oui Mad Max Fury Road est le meilleur gros film sorti depuis une bonne décennie (avec le cas Snowpiercer) et oui Jurassic World était très sympa et bien plus profond que ce que certains ont laissé croire. (et si vous pensez que le film est un décalque bancal du premier film pour fan-boys attardés, je vous suggère de retourner voir Star Wars 7 pour la huitième fois) Mais d'un autre côté les super-héros se sont lamentablement vautrés, que ce soit Les 4 Fantastiques, Ant-man ou dans une moindre mesure Avengers 2, la saga Terminator qui avait jusqu'ici réussi à garder la tête hors de l'eau (même si il est vrai qu'avec le quatrième opus la licence avait déjà commencé à boire la tasse) sombrent dans la nullité et malgré son succès stratosphérique le dernier Star Wars s'est avéré bien en deça de nos attentes

2015... C'était de la merde ?

Mais à part cette semi débâcle l'année n'aura pas été si pauvre... Bon d'accord les fans de films d'horreur n'ont eu que leurs yeux pour pleurer devant l'océan de bouse qui s'est abattu sur leur genre favori. Si It Follows et The Visit que j'ai (très pour le premier) malheureusement loupé ont apparemment été de belles réussites la quasi totalité de la production horrifique de l'année fut un fiasco monstrueux. On reviendra à peine sur l'échec total du dernier Paranormal Activity (en même temps comme je n'ai vu que le premier en plus de celui-ci évidement ça n'a probablement pas aidé) ou sur le fabuleux gros bousin intergalactique qu'est Poltergeist, pour plutôt constater que toutes les suites des licences Jason Bloom ont été foirées, Insidious 3 et surtout Sinister 2 ,dont le premier volet était très chouette, ayant été des pertes de temps. Innover n'aide pas forcément quand on voit la tronche que se paye Pyramide, film d'horreur en "pseudofound-foutagej'menfoutiste" qui en plus de ne respecter aucun de ses codes ne provoquera ni sueur froide ni même un misérable sursaut mais juste un bâillement bien gras et pas poli du tout. Finalement le seul rescapé de cette vaste mascarade est le Crimson Peak de Guillermo del Toro qui s'impose d'ailleurs comme l'un des meilleurs films de l'année, il faut dire que je voue un véritable culte au réalisateur mexicain et qu'avec Mia Wasikowska en actrice principale il y'avait peu de chances que je sois déçu... Même si je tiens à m'insurger contre le déséquilibre honteux du fan-service présent dans le film ! Alors comme ça les fan-girls ont le droit de se rincer l'œil devant un Tom Hiddelston relativement dénudé mais moi je vais me faire voir et je dois faire marcher mon imagination ? C'est proprement scandaleux ! Si on met l'un des deux acteurs du couple à poil il n'y a pas de raison que l'autre ne fasse pas de même ! Bon d'accord j'ai compris, c'est juste moi qui fait une fixette sur Mia Wasikowska, j'arrête de vous gonfler avec mes revendications merdiques et on continue le constat pas très glorieux de cette année.

2015... C'était de la merde ?

Le bilan général assez moyen est cependant remonté par de plus modestes productions s'avérant finalement plus sincère et efficace que les grosses machines hollywoodiennes. On peut citer entre autres The Voices (ne serait-ce que pour Mr. Moustache), le sans queue ni tête Réalité ou encore Lost River, première réalisation de Ryan Gosling (qui rien qu'avec son nom était sûr d'attirer moult groupies) qui sous ses faux airs de film de Winding Refn s'avère être superbe visuellement et musicalement tout en étant sacrément poétique.

Le côté positif de ce bilan négatif (c'était ma phrase philosophique du jour) c'est que 2016 promet d'être parsemé de pléthore de projets bien attirants !

Cette année se fera sous le signe du film de super-héros avec notamment trois nouveaux films Marvel, qui pour tout vous dire ne me motivent pas spécialement.

Les derniers films de la maison étaient en effet au mieux sympathiques (Les Gardiens de la Galaxie) au pire insignifiants (bah heu... Tout le reste en fait !), notamment à cause des réalisateurs tacherons incompétents responsables de la direction des films, au point que les séries Marvel semblent mieux réalisés que les longs-métrages ! Le premier à arriver dans nos salles obscurs est Deadpool et au risque de me faire jeter des pierres j'irai probablement le voir à reculons, la faute à des bandes-annonces ultras lourdingues, transférant maladroitement des codes du comics au grand écran en oubliant que les deux médias ne fonctionne absolument pas de la même façon (sérieusement c'était possible de briser le quatrième mur de façon plus lourde que ça ?) et tentant désespérément de mettre en avant la fidélité du film aux bd, au point d'annihiler tout espoir de voir un vrai film plutôt qu'une adaptation destiné aux fan-boys (ce qu'au moins les autres films Marvel n'étaient pas). Les constat n'est pas plus glorieux du côté du futur Captain America : Civil War. Si l'arc Civil War était l'un de mes favoris dans les comics j'ai peur qu'il subisse le même affront que celui du Soldat de l'Hiver, à savoir se faire hacher menu par des scénaristes déterminés à ne garder que les éléments les plus à côté de la plaque des versions papiers avant d'être grossièrement mis en image par les bien tartignoles frangins Russo qui se faisait un plaisir voir même un devoir de massacrer chaque scène d'action avec leur caméra parkinsonienne couplée à une prise de son aléatoire, en clair ça sent le roussi pour Civil War et on ne peut que pleurer le fait que les siamois se chargent d'Avenger 3 à la place de Joss Whedon. N'étant fan ni d'X-men (comics comme films d'ailleurs) ni de Bryan Singer je ferais sans doute l'impasse sur Apocalypse, en revanche l'outsider de Marvel qu'est Docteur Strange me tente déjà bien plus ! Déjà parce que le perso méga stone (aucun lien avec Oliver et Emma) me fait délirer à chacune de ses apparitions dans le comics et ensuite parce que le casting est probablement le plus hallucinant que Marvel ait jamais réuni pour un film solo. Benedict Cumberbatch était probablement l'acteur le plus qualifié pour se glisser sous la cape du docteur Fétus et caster Tilda Swinton en mentor est une sacrée bonne idée. Vous ajoutez Chiwetel Ejiofor et Mads Hannibal Mikkelsen dans le rôle des bad-guys et vous obtenez le film Marvel le plus attirant depuis... Un bon moment ! L'inconnue de l'équation est le réal Scott Derickson, capable du bon (Sinister) comme du très mauvais. (Le Jour ou la Terre s'arrêta, encore un film avec mon ami l'homme-loutre d'ailleurs !) Bon il peut aussi faire du moyen comme Hellraiser 5 mais dit comme ça c'est quand-même vachement moins dramatique ! Avec un peu de chance le film remontra le niveau de la phase 3 au dessus de celui de la phase 2. (En même temps vu l'énorme échec artistique qu'étaient les derniers Marvel la tache ne semble pas insurmontable... Il est loin le temps ou Marvel recrutai de vrais réalisateurs)

Cependant le gros événement super-héroïque de l'année est bien évidemment l'arrivée de DC/Warner dans la course aux gros sous avec deux projets de taille, Batman vs Superman et Suicide Squad. Pour le mastodonte qu'est le premier si les deux premier trailers m'avaient bien plus le troisième m'a un peu refroidi, l'affrontement entre les deux héros ne sera peut-être pas au cœur du récit comme je l'espérais et l'effet accumulation de péripéties fait un peu peur. Enfin la présence de Znyder à la réa laisse augurer de belles images et la direction artistique claque visiblement bien. Avant de passer à Suicide Squad j'aimerais revenir sur les propos supposément assassins de ce coquinou de Frank Miller (que j'appellerai Franky parce que bon j'ai déjà vu sa gueule de très loin à une masterclass, du coup on peut considérer qu'on est proches, pas vrai Franky ?) à l'encontre du film. Bon d'une part si le terme d'abomination a en effet été utilisé il est possible que ce cher Franky faisait plus allusion à l'aspect assez singulier du projet, d'autre part Franky étant en conflit avec DC comics et étant adepte des coups de colère on peut y voir un énervement plus dirigé vers l'éditeur, et surtout quand les dernières sorties du bougre sont Terreur Sainte, le septième Sin City, le film The Spirit et surtout cet étron infâme de The Dark Knight Strikes Again, écrit et dessiné sur du pq usagé et colorisé par Jean-Kévin le stagiaire découvrant Open Office, je pense qu'on peut se passer de son avis pour le moment. (Oui on sent de la haine, mais je n'oublie pas les très bons et très loyaux services qu'a rempli Franky il y'a des années de ça)

Suicide Squad quand à lui me fait vraiment envie, déjà David Ayer le réalisateur a signé le très bon End of Watch qui gérait très bien l'aspect violence urbaine. Ensuite les bandes annonces claquent et enfin la simple présence de Captain Boomerang dans l'équipe me pousse à applaudir ce choix, au mieux courageux, au pire débile ! (Y'a un certain CerberusXt qui si il est encore en vie doit être très content) D'un autre côté le reste de l'équipe envoi de la purée (je suis déjà très fan du design de Diablo qui est pourtant le méchant type dont tout le monde se fout) et le cast est franchement sympa, bref Suicide Squad entre direct dans mes attentes.

Les Super-héros tout en cape et collant c'est bien gentil mais il est maintenant temps de passer au reste des blockbuster, parce qu'ils sont finalement plutôt nombreux les bougres. Tout d'abord le Gods of Egypt d'Alex Proyas qui me laisse assez perplexe. Le réalisateur d'habitude friand d'univers sombres et glauques comme avec The Crow ou Dark City livre ici un univers ultra coloré et détaillé à mi-chemin entre Les Chevaliers du Zodiaque et les meilleurs chapitres de Judge Dredd. En bref on sent l'arriver d'un ofniond (objet filmique non identifié à l'odeur non déterminable) en puissance qu'il me tarde de visionner !

Si il y'a bien un film qui sera attendu de pied ferme par la communauté "geek" cette année c'est l'adaptation de Warcraft. Perso mes connaissances de l'univers se limitent à ce qu'on m'en a dit mais la présence de Duncan Jones (Le génial Moon avec Sam Rockwell... Oui encore lui ! Et le très sympa Source Code) derrière la caméra augure plutôt du bon, et puis franchement vu la gueule des autres adaptations celle ci fait quand-même largement plus rêver.

Cette année verra aussi l'arrivé d'un nouveau Star Trek, j'ai en règle générale plutôt confiance avec tout ce qui touche la saga mais j'ai accumulé un tel retard (que ce soit dans les séries spin off ou dans les films) qu'il va falloir que je me bouge pour tout rattraper ! Au moins ce Patrouille du Cosmos Sans Limites (Titre québécois) a l'air bien sympatoche.

Si Tim Burton est partie de son côté pour faire Miss Peregrine's Home For Peculiar Children (je refuse d'utiliser l'actuel titre français tout merdique !) la suite de son très bof Alice au pays des merveilles se fera tout de même sans lui. Si le film n'inspire pas particulièrement confiance, la simple présence de Mia Wasikowska me poussera inexorablement à y'aller... C'est vraiment vicelard une femme !

Mais le blockbuster, voir le film de l'année 2016, celui que je vais me faire une joie malsaine d'aller voir, c'est bien évidement Independance day 2 de l'infatigable Roland Emerich. Le film semble partir dans une surenchère pyrotechnique réjouissante pour le gros bauf qui sommeil en moi et reprend les discours partiotiquo-crétins si chers au réal, et puis sérieusement quoi, juste pour voir ce que Charlotte Gainsbourg est partie faire dans tout ce bordel j'irai avec plaisir (coupable) voir ça !

2015... C'était de la merde ?

Mais comme il n'y a pas que les gros films dans la vie et que mes plus grosses attentes n'en font pas partie, je compte aussi me déplacer pour du film un peu moins pyrotechnique.

Tout d'abord LE film que j'attend pour 2016, Ave, César! le nouveau bébé des frères Coen. Les bros font tout simplement partie de ma trinité sacrée des réalisateur et au vu de la bande-annonce et du casting je sens que le résultat sera juste monstrueux !

Jeff Nicols, réalisateur des très bons Shotgun Stories et Take Shelter et du pas vu Mud Sur les rives du Mississipi revient cette année avec Midnight Special. Le pitch me fait penser au Charlie (Waldo en VO) de Stephen King et c'est en général très bon signe. L'autre bon point du film c'est la présence de Kirsten Dunst dont le dernier rôle dans la série Fargo était assez génial.

Paul Verhoeven quand à lui revient d'entre les morts avec un genre de rape and revenge à la sauce française sobrement baptisé Elle. La première bande annonce a beaucoup fait parler d'elle (hahaha jeu de mot tout ça...) surtout pour le jeu d'acteur jugé étrange, si je ne peux que rejoindre ce constat je préfère garder espoir en Paul (oui lui aussi c'est mon pote !) qui m'a tant fait rêver avec ses films, et je demande aux distributeurs de nous faire une magnifique affiche avec marqué en gros "Par le réalisateur de Robocop et Starship Troopers" ! (Oui je sais ils mettront probablement plus Basic Instinct en avant mais laissez moi rêver !)

L'ami Verhoeven n'est cependant pas le seul à tenter une résurrection inattendue puisque Leatherface, le célèbre boogeyman de la saga Massacre à la Tronçonneuse, reviendra sur grand-écran courant 2016 pour une suite sobrement baptisée Leatherface, qui est d'ailleurs une préquelle, non pas à la saga comme avait pu l'être Le Commencement, mais plutôt à l'histoire de Leatherface lui-même. Le projet est pour le moment extrêmement mystérieux et il est par conséquent très difficile de se prononcer. Si les affiches actuelles sont d'une classe indéniable, la malchance générale de la saga avec ses préquelles ne laisse pas augurer que du bon, espérons simplement que le résultat final soit plus proche du Halloween de Rob Zombie que de Hannibal Origins...

Pour finir avec le futur du cinéma j'aimerai rapidement parler de quatre films qui complètent mon top 5 de mes grosses attentes (avec Ave, César! et The Revenant à égalité), tout d'abord High Rise, adaptation d'un roman anglais que pas mal de gens voient déjà comme un successeur spirituel à Snowpiercer. Le roman était génial et le film a l'air de l'être tout autant, d'autant plus que le casting compte dans ses rangs le trop rare et très talentueux Jeremy Irons qui d'ailleurs jouera le Alfred de Batman VS Superman. L'histoire est à la fois simple et riche, dans un immeuble ultra moderne la vie en société dérape violemment suite à une coupure de courant qui va provoquer ségrégation, guerre de gangs et cannibalisme organisé. Si le film est à la hauteur du livre et qu'il s'engage effectivement sur la même route que Snowpiercer alors nous tenons peut-être là l'un des futurs chefs-d'œuvre de l'année.

Du cannibalisme organisé il y'en aura sans doute dans 31, le prochain film de Rob Zombie, qui s'annonce comme d'habitude avec le bonhomme particulièrement sanguinolent. On ne sait pas grand chose du film si ce n'est qu'il impliquera des clowns cannibales et des victimes innocentes piégées dans un jeu nommé le 31. (D'ou le titre ? C'est bien vous suivez !) En tout cas Rob Zombie est l'un des derniers réalisateur à utiliser un style Hooperien (Comme Tob, pas le vidéo testeur !) typé année 70 bien cradingue et rien que pour ça le film méritera sans doute d'être vu. (et puis bon je me confesse, oui j'aime bien l'horreur gore, quand c'est bien et intelligemment fait ça peut-être très bon esthétiquement ou thématiquement)

Dans un tout autre style le danois Nicolas Winding Refn (notamment connu pour Drive mais auteur d'une filmographie blindée de merveilles) sortira cette année The Neon Demon. Si 31 est un projet obscur The Neon Demon est lui un véritable fantôme, quelques photos, une affiche bien curieuse, Refn fait tout pour attiser l'attente et dans mon cas la technique s'avère payante, nouveau joyau dans la filmo de Refn ? Possible... (et peut-être même probable !)

Le dernier film ne paye pas de mine mais il risque de frapper fort, en tout cas dans mon petit cœur, il s'agit de Green Room de Jeremy Saulnier, réalisateur de Blue Ruin. (Promis il fera l'adaptation de Black Mesa) Son nouveau film met en conflit des musicos punks et un gang de skinheads tueurs menés par rien moins que Patrick-Jean-Luc Picard- Stewart ! Blue Ruin était un bon film et Saulnier semble ici être passé du thriller à humour noir au survival hardcore et bien gore. Juste pour voir le capitaine Picard mener des néo nazis, le film méritera sans doute d'être vu, d'autant plus que la photographie semble magnifique.

2015... C'était de la merde ?

Il est maintenant l'heure de se lancer dans 2016 avec force et honneur, en espérant moult bons films et en priant pour ma part d'être un peu plus à l'heure avec mes posts... C'est pas gagné !

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